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Lantabat Découvrir

Patrimoine local

Maison forte Haramboure.
Camp et enceinte protohistorique fortifiés. Plusieurs lignes de remparts.
Eglises de Behaune : stèles discoïdales. Croix de carrefour de 1648 avec inscription en basque et en latin.
Eglise de St-Martin : stèles discoïdales et croix navaraise.
Eglise de St-Etienne : pavée de dalles funéraires, stèles, linteau du porche, fonts baptismaux, clé de voûte.
Chapelle d'Askounbeguy et cimetière basque** (classé) : clocher-pignon, mobilier, statue médiévale de St-Cyprien, croix processionnelle du XVIIème. Au cimetière plusieurs croix navaraises et stèles dont une de 1552.

L'émission GURE BAZTERRAK, dédiée à la nature, a présenté le village lors d'une de ses émissions.

Randonnée

Vous êtes au pied du col des palombières et du col d’Iparlatze. De jolies ballades vous attendent…

Les pantières et la chasse à la palombe

L'origine de cette méthode de chasse est plutôt obscure. On raconte que c'est un berger du côté du col d'Ibañeta qui un jour en voyant passer un vol de palombes au dessus de sa tête, lança dans leur direction une pierre blanche. L'effet fut immédiat et les palombes prenant la pierre pour un épervier plongèrent d'un coup pour passer le col au ras du sol. Ce berger récidiva sur le vol suivant et l'effet fut le même. Il continua pour s'amuser. Un moine de l'abbaye observant avec attention le manège eut l'idée de faire monter des filets verticaux au milieu du col où passaient les oiseaux... les pantières étaient nées.

Des améliorations techniques furent rapidement apportées : on remplaça les pierres par des palettes de bois peintes en blanc, on installa des hommes le long de la vallée pour crier et secouer des drapeaux blancs (chatars) dans le but de diriger les vols vers les emplacements des filets, on laissa des trouées dans le manteau forestier du col pour faire croire à la palombe qu'il y avait une voie possible pour s'échapper.

Les filets utilisés au début étaient en chanvre, filés et tissés par les marins de la côte. Ils étaient lourds et difficiles à manœuvrer les jours humides mais n'offraient que très peu de résistance au vent. Avec le temps sont apparus les filets en nylon en forme de cage (avant, on laissait un ventre au filet pour que le vol s'y engouffre). Ils sont beaucoup légers, plus faciles à manipuler pour récupérer les captures et à hisser, mais ils comportent quelques petits inconvénients : le nylon brille au soleil, et plus légers, ils offrent une résistance au vent plus importante qui les font bouger les jours de brise, ce que la palombe détecte facilement, et qu'elle évite aussi facilement.

Orientées au nord-est, les palombières sont équipées de cinq filets-cage et un filet pante : douze chasseurs dont sept rabatteurs et cinq filetiers s'activent avec leurs palettes.

"Avec les journées de préparation de chasse et les jours de démontage, la saison dure cinquante jours avec la présence quotidienne de 12 chasseurs. Cela représente six cents journées de chasse pour 1 340 oiseaux capturés. Depuis vingt ans, un chasseur aux filets de LANTABAT effectue un prélèvement moyen de 2,25 palombes par jour de présence". Extrait de : La Palombe et ses Chasses - Pierre Verdet - Jésus Veiga

 
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